Six mois d’expat (déjà !)

Bon c’est un fait le temps file !
Déjà 6 mois que nous sommes partis un peu à l’aventure de l’autre côté de l’Atlantique.
Il aura fallu gérer un déménagement transatlantique, trouver une maison pour s’installer, repérer le chemin de l’école, repasser nos permis, commencer à se créer de nouvelles habitudes , bref trouver des repères comme pour un déménagement classique finalement !
Sans trop rentrer dans les détails (sinon je vous embarque pour 3 h de lecture) , voici quelques aspects de notre expérience.

Les points agréables de l’expat

Tout d’abord les américains sont vraiment  des gens sympa et accueillants.
C’est vraiment bizarre et choquant au départ.
Tu marches dans la rue et un parfois inconnu te dit « waouh j’adore ta robe ! ». Presque inimaginable en France (enfin à Paris au moins !).
Et, dès que tu sembles perdu ils viennent vers toi pour aider et te conseiller. Parfois c’est un poil usant « non je ne suis pas perdue, j’attends juste une copine ! ».

La nature est complétement différente.
On est à moins de 10 kilomètres de New York City, tout est très urbanisé mais parallèlement la nature est très présente. Ça parait dingue de boire son café tout en regardant les trois marmottes au fond de ton jardin et de croiser des biches quand tu rentres du parc à côté de chez toi ou encore un renard traverser devant ta voiture.

Apprendre l’anglais pour mini et moi.
Mini va en école franco-américaine depuis septembre avec renforcement en anglais pour l’aider. Très clairement il est loin de tout comprendre encore. Il faut a priori presque une année avant qu’il commence à vraiment faire des phrases. Par contre, il a déjà l’accent. C’est assez énervant ! Et, il commence à essayer de parler avec ses copains et la fille de la voisine.
Quant à moi, je suis arrivée avec un niveau très faible. J’étais incapable de faire une phrase : juste quelques mots et au niveau compréhension, j’avais beaucoup de mal à comprendre. Ils parlent vite !
Bref, j’ai eu de la chance de trouver un prof particulier rapidement. Entre 3 h de cours par semaine, des livres d’exercices, des séries en anglais sous titrées en anglais, des meetup en anglais plusieurs fois par semaine et le besoin de parler ( grande bavarde bonjour !) , je commence à me débrouiller mieux. Je suis loin d’être encore « fluent » et ne suis pas certaine d’y arriver un jour.
Début janvier, j’ai passé des tests à l’université de mon « County » ( associations de plusieurs villes). Depuis j’ai commencé des cours de langage oral niveau 2 sur 3.

Les points désagréables

Franchement, le plus dur n’est pas l’absence de pain, de charcuteries ou de bons fromages.
Le plus dur c’est de se retrouver loin des amis et avec 6 h de décalage. Quand tu as du temps pour appeler à 20h il est déjà 2h du matin en France.
Bref merci what’s app qui te permet de raconter en décalé et de partager tes anecdotes du quotidien.

Les galères administratives !
Pour venir ici, nous avons dû obtenir un visa de travail. Pour l’instant seul mon mari à le sien. Avec mini, nous avons juste un visa accompagnant. Bref je ne suis que la femme de Monsieur ici. Et à l’école la mère de mini.
Par exemple, pour repasser mon permis, il a fallu que mon mari vienne avec moi afin de justifier de son identité et de la mienne. Je ne peux pas faire de démarches officielles sans lui ! Très agaçant !
Et toujours concernant les papiers, pour louer notre maison ce fut une jolie galère également. Dans un pays où le CDI n’existe pas et où tu n’as pas de fiche de paie il est compliqué de faire un dossier. Il aura fallu que le travail de monsieur écrive une lettre expliquant qu’il s’engage à payer notre loyer en cas d’incapacité de notre part.
Je suppose qu’un étranger arrivant en France doit subir aussi ces désagréments (en pire même !).

Les routes en général.
Entre les +35/40°C de l’été  et le -5/-10 °C de l’hiver, les routes sont dans un état catastrophiques : des trous, des fissures, des tonnes de graviers,… Et , le système de construction des routes n’est pas non plus le même qu’en France. Ici ce sont des plaques. Bref rouler sur autoroute ressemble à une balade en 4*4 sur petits chemins : on est sacrément secoué !
Les trottoirs sont pareils : en très mauvais état ou juste inexistant par endroit.
Bref le New Jersey est un état où il te faut de bons amortisseur et utiliser la route pour courir ou faire faire du vélo à ton enfant !

Oui ceci est un vrai trottoir.

Les points rigolos ( ou pas)  en vrac

– Les américains ont des solutions à tout : des pics pour tenir les épis de maïs, un pèle avocat,…
– On te remplit tes sacs en caisse dans les magasins et parfois on te les charge en voiture.
– On te met deux articles par sac en plastique en caisse. Oui le sac en plastique est encore vivant ici ! Je fais presque exception avec mes sacs que j’apporte !
– Il est interdit de faire son plein d’essence soi-même dans le New Jersey.
– Tu peux tourner à droite à un feu rouge.
– Ils conduisent tous ( ou presque) téléphone à la main. Pas grave en cas de choc : ils ont de grosses voitures. Désespérant !
– Tu croises beaucoup de piétons le vendredi et samedi (communauté juive importante autour de chez nous) .
– Toutes les lumières des maisons sont allumées le vendredi et le samedi TOUTE la journée (Idem lié à la communauté juive – ils ne peuvent pas toucher l’électricité donc TOUT reste allumé 24h !!).
– Les animaux renversés sur la route pourrissent sur la route. Horrible !
– Ils adorent l’accent français «  so cute ».
– Les yaourts sont tous gélifié (ou presque) à la pectine de pommes : c’est visqueux !
– Tu affiches tes gouts politique avec des pancartes dans ton jardin mais tu ne parles pas de politique !
– Presque chaque maison à son drapeau Américain.
– Les pâtisseries françaises faisant des galettes des rois mettent la fèves à part. Un corps étranger dans la nourriture mis intentionnellement : INTERDIT !
– Les maisons sont construites en planches de bois léger : bref il fait chaud l’été et froid avec courants d’air l’hiver. Pas grave le chauffage ne coute rien . (Mouais !)
– Ils sont presque tous des employés pour entretenir les jardins.
– Les livreurs ne sonnent JAMAIS !  Ils te laissent les colis devant ta porte !
– Et pour terminer, ils ont la culture de la dénonciation «  If you see it – say it ». Un peu déstabilisant. Par exemple, nous devons nettoyer notre trottoir maximum 24h après la fin d’une tempête de neige. Au-delà, nos voisins ont le droit de nous dénoncer à la police. Esprit bon enfant !

2 commentaires

  1. Olala mais que le temps passe vite !
    Dans ta liste des trucs drôles (ou pas), j’en connaissais certains mais pas le coup de la dénonciation, on voit bien qu’on n’a pas la même culture et le même passif au niveau de l’Histoire !!!

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